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Danielle Gunn-Moore
Depuis un certain nombre d’années, je me suis intéressée pour les
chats Birmans et leurs reins. J’ai commencé quand j’ai remarqué que les
prises de sang de beaucoup de Birmans en bonne santé contenaient des niveaux élevés
d’urée et créatinine. Les niveaux élevés d’urée et de créatinine
indiquent normalement un certain degré de dommage des reins, mais les chats
affectés ne paraissaient pas être malades.
Fréquence des niveaux élevés de créatinine:
Pour le vérifier, nous avons accompli une étude prospective de Birmans
en bonne santé. Les chats étaient recrutés avec l’assistance du Southern
and South Western Birman Cat Club et par contact direct avec un nombre d’éleveurs
de Birmans. Au début, nous avons pris du sang de 112 chats cliniquement en
bonne santé. Leurs âges étaient compris entre 8 semaines et 12 ans : 78
% moins de 6 ans, 19 % moins de six
mois, 50 % femelles entières, 14 % femelles castrées, 13 % males entiers et 13
% males castrés. Les chats provenant de 19 ménages différents. Nous avons
obtenu seulement les niveaux de créatinine. L’urée est par nature variable
et peut être altérée par la nourriture.
Statistiquement, l’étude a démontré une évidence de niveau de créatinine
élevé pour des chats Birmans apparemment en bonne santé. L’incidence se présente
en relation avec l’âge, 80 % des Birmans de moins de 6 mois avaient des
niveaux de créatine au-dessus du taux normal pour l’âge, tandis que 30 % des
adultes étaient affectés de la même manière. Etude prospective
18 mois plus tard, on a réévalué
68 % de ces chats. Les informations antérieures étaient disponibles pour tous
ces chats, mais on a obtenu seulement 43 prises de sang. Les causes principales
étaient que les chats étaient dans leur nouveau foyer, n’étaient pas
disponibles pour les prises de sang ou qu’ils étaient morts. 2 des chats étaient
morts à cause d’une défaillance rénale.
L’étude a démontré, que pour la majorité des chats, les taux élevés
de créatine changent peu avec le temps. La stabilité de la condition peut être
vue dans certains chats qui ont des niveaux d’urée et de créatinine élevée
pour longtemps. Le tableau 1 montre les détails de deux chats, Esther et Koska,
les deux étaient scrutées à l’âge de neuf ans. Malgré les niveaux élevés
d’urée et créatinine, ils ont vécu longuement et heureux. Koska est mort
d’une défaillance rénale vers 16 ans pendant qu’Esther est encore bien et
elle a 17 ans.
Une chose intéressante. Pendant que dans la majorité des cas, les
enzymes rénales élevées changent peu avec le temps, l’étude reflète une
maladie rénale sous-jacente. Pour le soutenir, 2 des chats (un de 10 ans, et
l’autre de seulement 8 semaines) apparemment en bonne santé lors du premier
test, ont développé une défaillance rénale progressive dans les mois
suivants. Ils ont été euthanasiés. En plus, j’ai vu plusieurs jeunes
Birmans avec des défaillances rénales cliniques, les plus sévèrement affectés
avec moins de deux ans, et les signes cliniques se sont développés peu de
temps après une castration de routine. Dans plusieurs cas, des familles entières
paraissaient affectées. Par exemple, les figures 1 et 2 détaillent des
familles proches. Dans une portée de 4 chattons apparemment en bonne santé, 3
des chattons avaient des enzymes rénales élevées à l’âge de 8 semaines (α
1, 3 et 4). Quant les chattons ont été castrés à 6 mois, on a donné aux 4
du sérum intraveineux et des antibiotiques. 2 des chattons se sont bien récupérés
(α2
et α4),
pendant que les deux autres ont eu une récupération plus lente (α1
et α3)
et un (α1)
a avancé vers une défaillance rénale dans les six mois suivants. Une chatte
proche (la sœur de la mère) a été saillie par le même père et 3 chattons
sont nés. β1
et β2
ont développé une défaillance rénale sévère un mois après la castration.
β2
n’a pas répondu au traitement de support et est mort 2 semaines après.
β1 a premièrement répondu, mais a développé
une défaillance rénale chronique et a été euthanasié à l’âge d’un an.
Un frère d’une autre portée (β3)
avait des enzymes rénales élevées, mais paraissait cliniquement en bonne santé
au moment des prises de sang.
. Résumé: L’étude suggère que de nombreux Birmans peuvent avoir certains degrés de dysfonction rénale, qui peuvent ou pas aboutir en signes de maladie et qui peuvent ou pas progresser avec le temps. Ce n’est pas encore possible de déterminer les causes d’une maladie sous-jacente des chats cliniquement affectés, ou d’extraire des conclusions firmes sur la nature du défaut dans cette race de manière générale. Pendant que le sens de ces découvertes demeurent peu clair, il semble approprié de suggérer que l’évidence d’enzymes rénales élevées dans un chat Birman en bonne santé ne peut pas être interprété comme évidence d’une maladie sévère ou progressive. Cependant, il serait mieux de contrôler les chats affectés et de considérer la possibilité de dysfonction rénale quand on anesthésie, opère ou traite les chats de cette race.
Remerciements :
Je remercie tous
les propriétaires qui ont offert volontairement leurs chats pour cette étude,
el Southern and South Western Birman Cat Club pour son assistance, les vétérinaires
chirurgiens qui ont décrits des cas ou envoyé des prises de sang, et les
membres de l’Université de Bristol qui ont aidé dans cette étude.
Tableau 1. Niveaux
d’urée et de créatinine de longue date dans deux chats Birmans en bonne santé
Taux normal des adultes:
Urée 6.5-10.5 mmol/l
Créatinine 80-150 mmol/l
Figure 1.
Arbre généalogique d’une famille de chats Birmans
Tableau
2. Résultats
à long terme pour une famille de chats Birmans.
Taux normal : Urée
6.5-10.5 mmol/l
Créatinine
2-5 mois:
35-88
mmol/l
Adulte:
80-150
mmol/l
Danièlle
Gunn-Moore,
BSc, BVM&S, PhD,
MACVSc, MRCVS,
Ralston Purina Lecturer in Feline Medicine
R(D)
Email:
Danielle.Gunn-Moore@ed.ac.uk
Tel: 0131 650 7650
Fax: 0131 650 7652
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